Appels d'offres
Culture savante et culture populaire dans la Francophonie : appel à communications
L’Association des Facultés ou Établissements de Lettres et Sciences Humaines des Universités d’expression française organise un Congrès international à l’Université d’Ottawa (Canada), du 18 au 21 octobre 2007
Date limite : 15 avril 2007
PRÉSENTATION DE LA PROBLÉMATIQUE
La francophonie se définit par le partage d’une langue, mais aussi par la dynamique qu’elle a engendrée à travers l’histoire entre la culture savante et la culture populaire. Le processus d’acculturation qui fut au coeur du projet colonial se manifesta par la promotion d’une culture des élites, que l’on chercha à imposer au détriment des spécificités linguistiques et culturelles, non seulement outre-mer, mais aussi à l’intérieur de l’Hexagone. Dans le contexte colonial, cette tension prit la forme d’un divorce entre la culture écrite et la culture orale, souvent vécue dans une langue vernaculaire autre que le français. Lorsqu’elles ne furent pas tout simplement condamnées à l’oubli, les cultures populaires furent définies à travers le prisme du folklore ou le regard de la raison ethnologique. Le développement des cultures francophones est étroitement lié à la réappropriation et à la revalorisation de ces traditions populaires qui nourrissent ces cultures, du mouvement de la négritude à l’« oraliture » des Antilles, en passant par le renouveau du conte qui touche de nombreux pays. Rendu d’autant plus complexe par le développement de la culture médiatique (radio, télévision, Internet) et les nouvelles formes de culture populaire qui en découlent, le phénomène affecte, à travers la remise en question des canons et des partages culturels établis, l’ensemble de la francophonie.
Quels types de métissages entre culture savante, culture médiatique et culture populaire se sont produits autour du français ? Quels sont aujourd’hui, dans les diverses cultures francophones, les traits communs ou les particularismes issus de cette dynamique ? Dans quelle mesure, en se réalisant dans l’horizon de la francophonie, la langue française peut-elle être le véhicule privilégié d’une diversité culturelle qui s’ancre dans les traditions populaires, et où s’exprime une résistance face à l’uniformisation qu’entraîne une certaine mondialisation de la culture médiatique de grande consommation ? Dans quelle mesure cette dynamique créatrice est-elle favorisée par les politiques culturelles qui définissent et cimentent l’espace francophone, de même que par l’apport des nouvelles technologies (chanson, contes sur CD, cinéma indépendant).
Tels sont les enjeux que ce congrès se propose d’examiner.
En dehors de la séance académique d’ouverture qui réunira environ 150 personnes, le congrès est strictement limité à 50 participants. Les propositions émanant de collègues d’une faculté membre de l’AFELSH et ou d’une université membre de l’AUF seront retenues en priorité.
MODALITÉS FINANCIÈRES
Les frais de séjour sont partiellement (et dans certains cas exceptionnels entièrement) pris en charge par l’AFELSH. Sauf arrangement écrit, les frais de voyage sont à charge des participants. Les intervenants des pays du Sud et de l’Est peuvent solliciter une participation de l’AFELSH aux frais de déplacement. Cette aide concerne prioritairement les doyens des universités du Sud.
MODALITÉS D’INSCRIPTION
Les propositions de contribution (communication, intervention en table ronde ou séance d’affichage) doivent parvenir, avant le 15 avril 2007, par courrier électronique à : Emilie Debu (rzvyvr.qroh@shaqc.np.or) avec copie à Manfred Peters (znaserq.crgref@shaqc.np.or) et à George Lang (nsryfu@hbggnjn.pn).
Les candidats seront informés de l’acceptation de leur proposition au plus tard le 15 mai 2007.
Les propositions de contribution seront présentées sous la forme d’un texte (Document Word (.doc), fichier joint, Times New Roman, 12 points, interligne 11/2, maximum : 1000 signes) avec des informations sur la modalité d’intervention choisie, le thème, la problématique, trois à cinq mots-clés, les nom et prénom de l’auteur, l’institution de rattachement, la fonction, l’adresse postale, l’adresse électronique, le téléphone professionnel ou personnel.
POUR EN SAVOIR PLUS
Les documents sont disponibles sur le site Internet de l’AFELSH :

